The Wedding of the heirs 2

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                                                                                                                                       Grey x Juvia
 
                                                   Le Mariage des héritiers partie deux.
                    
                   Fictions
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The Wedding of the heirs 2
          
The Wedding of the heirs 2
  
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                          The Weeding of the heirs/Le Mariage des héritiers partie 2

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          + Attention!  Ce chapitre contient un lemon (texte à caractère sexuel -. Âmes sensibles, s'abstenir !)


« Lui ! Non, c'est invraisemblable, Juvia rêve ! » me dis-je en clignant des yeux de surprise.
 

 
Je n'en croyais pas mes yeux. Les mêmes cheveux de jais hérissés qui me donnaient l'envie d'y passer mes mains, le même regard que je pouvais contempler toute la journée – il avait ce genre de regard qui transperce vos entrailles. Les mêmes lèvres pulpeuses, la même carrure... Ca n'en faisait aucun doute, c'était forcément lui, le beau gentleman que j'avais rencontré un mois plus tôt : le même homme qui hantait jusqu'à maintenant mes pensées.
 
 
 
« Non, non, pitié ! » pensai-je en écarquillant les yeux.
 

Il devait certainement se dire qu'il était coincé pour la vie avec une fille super bizarre, et qui plus était, qui ne connaissait même pas les principaux principes de politesse.
 

« Bon-Bonjour... » bredouillai-je finalement en le fixant intensément.
 
« S'lut !» me répondit-il sèchement en détournant le regard.
 

Sa réponse m'avait complètement refroidie. De toute façon, Jubia devait s'y attendre.
 
 
 
Il devait sûrement avoir déjà quelqu'un dans sa vie. Franchement, ça ne m'étonnerait qu'à moitié, au vu de son allure à couper le souffle. Il était vraiment particulièrement beau, les mains dans les poches, vêtu d'un costume-cravate noir avec...


 
« STOP !» m'ordonnai-je intérieurement.
 
 
 
Un inconnu ne pouvait – ne devait – pas me faire autant d'effet.
 
 
 
Mes parents les invitèrent à s'asseoir, chose qu'ils firent instantanément. J'étais assise sur un fauteuil, entourée de gauche à droite par mes deux parents. Grey, lui, était assis en bout de fauteuil, ses parents à sa droite.
 

« Mademoiselle Lockser !? » commença la mère de Grey en m'extirpant de mes songes.
 
« O-Oui Madame ? » répondis-je en levant la tête brusquement.
 
« Bien. Comme tu le sais déjà, tu vas épouser très prochainement notre fils Grey. » commença-t-elle en croisant les jambes. « Donc, il y a certains points que je souhaiterais éclaircir avec toi, Juvia »
 
 
 
Je hochai la tête à son attention.
 
 
 
« J'ai bien entendu quelques questions à te poser, si tu le veux bien. » ajouta-t-elle en faisant signe à José de lui remplir sa tasse de thé.
 
« Jubia est prête à répondre à toutes vos questions, Madame. » répondis-je.
 
« J'aimerais savoir : combien d'enfants souhaiterais-tu avoir ? » me demanda-t-elle en sortant un carnet de son sac à main noir.
 
« Eh bien, Jub-Jubia voudrait beaucoup avoir deux enfants : une fille et un garçon serait l'idéal. »
 
« Très bien... Passons à la question numéro deux. » me dit-elle avec un sourire. «Ta fleur rouge s'épanouit-elle ? » me demanda-t-elle sans hésitation en tenant fermement un stylo bille noir.
 
« Quelle Humiliation ! » me lamentai-je tout bas.


 
Ma fleur rouge... Elle venait à l'instant de me demander devant tout le monde si j'avais mes menstruations, en résumé mes règles. 
 

« Euh... Oui madame, depuis déjà quelques années. » répondis-je finalement en me raclant la gorge.
 
« Donc tu es une vraie femme maintenant. C'est une bonne chose. » dit-elle en sirotant son thé.
 
« Oui, certainement. » ajoutai-je, de légères rougeurs aux pommettes.
 
« Dis-moi, as-tu toujours ta vertu ? » me-demanda-t-elle en me fixant intensément.
 
 
A ces mots, Grey leva la tête subitement, lui qui n'osait même pas poser un seul regard sur moi auparavant. Dès que je croisais son regard, il détournait aussitôt son visage avec son air détaché. Mais maintenant, il me fixait intensément, en l'attente de ma réponse. Tous les regards inquisiteurs me fixaient, j'étais mal à l'aise.

« Bien sûr que notre fille... » commença ma mère.
« Mère, laissez Jubia répondre ! » m'exclamai-je en serrant les poings.
« Bien sûr que Jubia est vierge. » répondis-je calmement en baissant la tête. « Jubia n'a jamais commis le pêcher de chair. Je me suis promis d'attendre le mariage en faisant ainsi honneur à ma famille. Jubia ose espérer que ma réponse vous a satisfaite, Madame Fullbuster.» répondis-je d'un ton assuré.
« Bien entendu, je n'en attendais pas moins d'une jeune femme de votre branche ! »
« Tu as vraiment de belles formes ; je suis certain que ça plaira à Grey » ajouta Silver en faisant un clin d'½il à l'attention de son fils.
 
Aucune réponse de la part du fils, à croire qu'il avait l'habitude ! Mes parents étaient offusqués.
 
« Silver ! Un peu de respect ! » s'exclama sa femme en lui assénant une tape dans le dos.


« Oh ! si on ne peut même plus plaisanter... » répondit-il en se grattant l'arrière du crâne. « Il faut dire qu'il aime les belles choses, n'est-ce-pas, mon fils ? »
« M'ouais... » répondit Grey d'un air désintéressé.


« Je suis certain que tu feras une merveilleuse épouse pour notre fils. » ajouta Silver, le sourire aux lèvres.


« C'est bon ? L'interrogatoire est fini ? On peut y aller ? » s'écria le garçon aux cheveux de jais d'un ton exaspéré. «Je vous rappelle que j'ai quelque chose de prévu ce soir. » ajouta-t-il en croisant les jambes.
«  Tais-toi Grey, laisse ta mère faire. » renchérit le père de Grey en haussant la voix.


 
Les conversations fusèrent entre les parents de Grey et les miens. Je n'écoutais que d'une seule oreille car j'étais trop occupée à regarder – ou à dévorer du regard – mon futur époux.
 
 
 
« Futur époux... » répétai-je tout bas en me mordillant la lèvre inférieure.
 

Je crois que maintenant, j'étais plus vraiment résignée à ne pas me marier. En le regardant, concentré sur les touches de son Smartphone, les cheveux en arrière, mes doutes s'étaient comme envolés. Maintenant, je voulais juste m'excuser pour mon impolitesse involontaire de l'autre fois.
 
 
 
« C'est le destin qui nous a réunis. » me dis-je en arborant un léger sourire.
 
« Jubia, très chère ! » s'exclama Mika Fullbester en m'extirpant de mes songes.
 
« Oui, Madame Fullbuster ? » répondis-je.
 
« Que dirais-tu d'habiter pendant quelque temps dans l'appartement de mon fils ? »demanda-t-elle en me regardant avec insistance.
 
« Q-Quoi ?! Mais vous ne m'avez même pas demandé mon avis ! » s'offusqua le Fullbester.
 
« Grey ! Voyons ! Mets-y un peu d'enthousiasme. » ajouta le géniteur de Grey en lui assénant une tape à l'épaule.
 
« Nous pensons que ce serait un bon moyen pour que vote fille fasse plus ample connaissance avec son fiancé, n'est-ce pas Grey ? »
 
« M'ouais, pourquoi pas... » ajouta le principal concerné avec un air désintéressé.
 

Personne ne faisait – non, ne prêtait – attention à ce que je pouvais bien penser, si je voulais ou non y aller. Mon père, lui, était ravi : son plan marchait à la perfection.
 
 
 
Lockser pharmaceutique allait être sauvé, ainsi que des millions d'emplois. Je ne pouvais pas me permettre d'être égoïste et de ne penser qu'a mon bonheur personnel, alors que sur mes épaules reposaient les millions de vies des personnes qui risquaient de perdre leur indispensable emploi. Je devais simplement être forte, baisser la tête et me plier à leur volonté pour le bien de tous.


 
« Je vois que la mère de Grey a pratiquement tout planifié sans l'accord de son fils, ni même du mien. » me-dis-je avec amertume.
 
«Je te  conseille dès maintenant de faire tes valises car tu pars ce soir. »commença l'homme aux cheveux de jais en me sortant de mes pensées.
 
« Pour aller où? » demandai-je en faisant semblant d'être surprise.


 
« Tu vas vivre avec moi pendant quelque temps, tu n'as pas entendu tout à l'heure ? »
 
« Si, mais je... » commençai-je. « Je ne pensais pas que je devrais partir le soir même... » répondis-je simplement.
 

Pourquoi pas plutôt dans un mois ou deux ? Car là, maintenant, je ne me sentais pas prête à vivre en cohabitation avec l'homme qui deviendrait bientôt mon époux. J'aurais voulu avoir plus de temps pour me faire à cette idée. J'avais comme un petit pincement au c½ur : quitter tous les êtres qui m'étaient chers pour une durée indéterminée allait être très difficile pour moi.
 

« José, Esméralda, Lucy, Levy, Kana... Je ne veux pas les perdre. »
 

Je me levai brusquement, suivie du regard de mes parents. Ils paraissaient plutôt inquiets, enfin surtout mon père Ryu Lockser. Il avait sans doute peur que je fasse une scène et que je fasse par la même occasion capoter l'ensemble de ses plans.
 

« Madame, Monsieur Fullbester, excusez-moi. Jubia doit absolument quitter les lieux pour faire ses valises. »ajoutai-je en me dirigeant vers la porte de sortie.
 
« N'avez-vous pas des domestiques pour faire ce genre de tâches? » me demanda-t-elle avec un léger ricanement.
 
« Si, mais Jubia préfèrerait le faire par elle-même, et puis cela lui donnera certainement plus de temps pour se faire à l'idée de quitter sa famille. » répondis-je en quittant les lieux.


 
Dans le hall, je ne perdais aucune miette de leur discussion. D' ici, je pouvais observer le beau profil de Grey sans être vue.
 

« Bon.. » commença mon père en se raclant la gorge. « Pendant que notre fille fait ses valises, notre majordome va faire une petite visite du domaine à Grey »
 
«  Ça nous donnera ainsi plus de temps pour nous, les adultes, de régler les dernières formalités. » ajouta le père de Grey en tenant la main de sa femme.
 
« Bon. D'accord. De toute façon c'est cette visite ou vos discussions ennuyantes de vieux » affirma Grey en s'élançant vers la sortie.
 
« Grey ! Voyons ! Cesse donc d'être aussi vulgaire ! » s'offusqua la mère de Grey.
 
«  A votre service, jeune Maître. » ajouta José en effectuant une révérence en signe de respect.
 
 
 
Je traversai le hall hâtivement. J'hésitais entre aller dans les cuisines voir si Esméralda y était encore ou aller directement dans ma chambre. J'étais en plein milieu du hall. Derrière moi, il y avait la grande porte d'entrée.
 

« Bon. De toute façon, elle doit sûrement m'attendre dans ma chambre. »me dis-je en essayant de me convaincre.
 
 
 
Lorsque je m'apprêtai à monter les marches du somptueux escalier de marbre, une voix rauque et froide m'interpella, me stoppant ainsi dans mon élan.
 

« Hé, toi ! T'es encore dans hall ?! » s'écria Grey.
 
« Jubia s'apprêtait justement à... » commençai-je
 
« Tais-toi ! Je te préviens, dès que je finis cette fichue visite, t'as intérêt à être prête ! »
 
«  O-Oui, Grey-sama. » balbutiai-je en montant les marches avec hâte.
 

Je traversai le couloir, chacun de mes lourds pas faisaient vibrer le sol. Enfin devant la porte de ma suite, j'essayai d'ouvrir celle-ci. Après maintes reprises, j'en déduisis que la porte était fermée à double tour. 
 

« C'est certainement Esméralda qui a verrouillé la porte. » me dis-je en donnant quelques coups de pied dans la porte.


 
Je tournai en rond, cherchant une solution à mon problème. 
 

«  Les clés... Oui, bien sûr, c'est Esméralda qui les a ! Jubia aurait dû s'en douter. » me -dis-je tout haut.
 

Je ne voulais absolument pas descendre en bas et ainsi risquer de recroiser le désagréable Grey Fullbuster.


 
« Bon, bon, que doit faire Jubia ? » songeai-je en m'asseyant sur le sol à genoux.
 
 
 
En étant assise sur le sol tapissé, soudainement, je me rappelai qu'Esméralda m'avait fait fabriquer un double des clés à utiliser en cas d'extrême urgence.
 

«  De toute façon c'est une urgence ! » me dis-je en soulevant le paillasson en laine bleue.
 

La porte enfin déverrouillée, j'entrai précipitamment dans ma chambre adorée que je devrais bientôt quitter.
Je traversai ma grande suite en direction de ma penderie. Je saisis mes deux valises bleues que j'avais achetées l'an dernier à l'occasion du voyage organisé par Lucy pour fêter son enterrement de vie de jeune fille.
 
 
 
« Ce fut une semaine mémorable. » songeai-je en me remémorant ces merveilleux souvenirs.
 

Je ne savais pas combien  de temps j'allais devoir quitter la maison qui m'avait vue grandir. Cette vague d'émotions passée, je décidai après quelques réflexions de mettre dans une valise seulement des vêtements de style estival, et dans l'autre des vêtements plus chauds pour le début d'automne et l'hiver.
 

Je m'emparai des vêtements indispensables. De toute façon, je n'avais pas suffisamment de place pour mettre toute ma penderie dans mes malles de voyage.
 

Je saisis une veste en jean et une autre en velours, quelques pantalons serrés aux couleurs vives, une jupe fluide de couleur bleue, quatre robes de même style mais de teintes différentes, plusieurs chemisiers ainsi que quelques tee-shirts à motifs ainsi que quelques débardeurs que je portais occasionnellement pour dormir, et deux robes de soirée que je n'avais encore jamais portées, ainsi que la robe que j'avais portée lors de la réception organisée en mon honneur.
 

« Des bottines et deux ou trois scandales ! Et ce sera assez pour boucler la première valise. » m'écriai-je avec enthousiasme.


 
Les bagages d'été fermés, je m'attaquai à ceux réservés pour mes habits d'hiver.
 

On pouvait dire que ça me plaisait de faire mes valises. Il était vrai que je n'avais pas pris de vraies vacances depuis un sacré bout de temps. J'étais bien sûre trop occupée à travailler et à réviser pour mes nombreux examens.
 

« Cela fait si longtemps que Jubia ne s'était pas préparée pour un nouveau départ... » pensai-je avec un léger sourire.
 

Allongée en plein milieu de ma chambre, sur mes tonnes de vêtements de marque, fixant le plafond avec un air mélancolique, humant l'air nostalgiquement, je me laissais envahir par des vagues de souvenirs, et toutes les fois où j'avais pleuré ou bien rigolé dans cette chambre. Tant de souvenirs que je n'oublierai forcément jamais.
 

« Comme on dit, toute bonne chose a une fin, aussi tragique soit-elle. » pensai-je tristement en me levant, dépoussiérant par la même occasion mes vêtements.
 

Levée, je me dirigeai vers le compartiment J&L  Hiver de ma gigantesque penderie. Je saisis quatre ou cinq pulls, plusieurs pantalons, deux manteaux et un pack d'hiver (des mitaines, une écharpe en laine, et un bonnet et des gants).
 

«  Maintenant, il ne manque plus que les pyjamas. » m'écriai-je.
 
 
 
Je farfouillai dans le tiroir de ma commode blanche à la recherche de sous-vêtements propres. Je saisis au passage mon flacon d'eau de Cologne favoris One Million. Je tirai mes deux malles en tissu bleu pour les poser délicatement devant mon lit à baldaquin. Je posai mes sous-vêtements sur mon lit puis je le contournai pour me diriger vers ma salle de bains privée.
 
 
 
Enfin devant la porte d'entrée de ma salle de bains, je constatai avec stupeur que la poignée avait été mystérieusement réparée.


 
« Esméralda a certainement dû faire appel à un réparateur. »me dis-je en ouvrant la porte tout en prenant soin de ne pas de nouveau briser la poignée. « Il me faut, euh... du shampoing et un après shampoing, quelques gels douche, du dentifrice... » me dis-je en ouvrant mon placard.
 
 
 
Soudain, depuis la salle de bains, j'entendis quelqu'un toquer à la porte.
 
 
 
« Entrez ! » hurlai-je en remplissant ma trousse de toilette. « Jubia a presque fini... » ajoutai-je en sortant de la salle de bains. « Esméralda, Jub... »
 
 
 
Je fus si surprise en voyant Grey, assis tranquillement, les pieds croisés sur le rebord de mon lit, agitant et tournoyant dans sa main gauche une de mes petites culottes blanches tel un lasso, que je lâchai ma trousse de toilette que je tenais auparavant fermement dans mes bras.
 
 
 
« Que fais-tu dans la chambre de Jubia ?! » hurlai-je en lui arrachant de ses mains ma petite culotte.
 
« Relax, je te signale que c'est toi qui m'a dit d'entrer ! » renchérit-il avec un léger ricanement.
 
« Jubia croyait que c'était sa gouvernante. » dis-je du tac au tac en me positionnant devant lui.
 
« Au fait, c'est quoi ces soutien-gorge de grand-mère ? Tu n'as pas plus sexy ? »me demanda-t-il d'un ton hautain. « Il va falloir faire mieux si tu veux un jour finir dans mon lit. »commenta-t-il en passant une main dans ses cheveux.
 
 
 
Le grand sourire que j'arborais faiblement avait soudainement disparu, laissant place à une mine dépitée. Comment osait-il traiter Jubia de la sorte ?
 
 
 
J'avais beau essayer d'ouvrir la bouche, essayer de répliquer, mais aucun son ne sortait. J'avais la gorge nouée. J'étais beaucoup trop choquée, j'avais comme ce sentiment d'infériorité, sentiment que jamais je n'avais encore ressenti par le passé.
 
 
 
« Bon, je t'attends dehors, madame la pucelle. » me dit-il avec un sourire moqueur.
 
« D'accord Grey-sama. »
 
«  Oh ! attends ! J'ai oublié de te rendre ça. » ajouta-t-il avec ironie en me lançant un de mes dessous.
 
« Mais comment ?... » demandai-je en réceptionnant un de mes dessous.
 
« Bon, je t'attends à coté ! » me-dit-il en refermant l'issue.
 
 
 
La porte se referma, accompagnée d'un grincement abominable pour mes oreilles. Enfin remise de mes émotions, je refermai ma dernière valise en prenant soin d'y mettre quelques livres pour passer le temps. Après tout, je ne savais combien de temps allait durer le voyage, ou bien même où il pouvait bien habiter, mais je priais Dieu pour qu'il réside au Japon.
 

« Je ne veux en aucun cas perdre de vue mes amies. » me dis-je en poussant un long soupir.
 

J'enfilai une petite veste en cuir, je saisis au passage mon petit sac bleu azur. Je refermai les volets de mon balcon puis je me dirigeai vers ma porte d'entrée. Au moment où j'allais ouvrir la porte, quelqu'un me devança.
 

« T'as pris ton temps dis donc ! »affirma Grey en me fixant avec un sourire en coin.
 
« Jubia est désolée Grey-sama. »répondis-je en baissant la tête honteusement.
 
« Donne-moi tes valises ! » dit-il en me les arrachant des mains.
 
«Merci. »
 
« Et donne-moi ta main, on doit faire bonne figure devant nos parents.»
 
« D'accord... » répondis-je timidement.
 
 
 
Au moment où nos mains s'entrelacèrent, j'eus comme l'impression de sentir sa chaleur traverser tout mon corps.
 

«C'est chaud. » songeai-je en prenant une teinte pivoine.
 
D'un côté, je me sentais un peu triste, voire même frustrée car je savais pertinemment qu'il faisait ça juste pour faire bonne impression.

Lorsque nous descendîmes les escaliers, je fus très surprise en voyant Esméralda et José debout, en ligne.
 
Je lâchai précipitamment les chaudes mains de Grey puis je dévalai les escaliers vitesse grand V, m'agrippant fermement à la rampe en bois vénitien. 
 

« Esméralda, tu vas vraiment me manquer ! » dis-je en laissant échapper quelques larmes de tristesse.
 
« Vous allez aussi me manquer Jubia-sama. » ajouta-t-elle en essuyant avec son index quelques larmes qui coulaient le long de mes joues rosies.
 

Je me dirigeai directement vers ma droite pour aller enlacer les bras frêles de José, le vieux majordome.
 

« V-vous allez vraiment manquer à Jubia ! » pleurnichai-je en reniflant.
 
« Allons mademoiselle, arrêtez donc de pleurer. » m'ordonna-t-il en me donnant un mouchoir.
 
«  Oui, Jubia doit être forte. » répondis-je en essayant de me ressaisir.
 
« J'ai quelques chose pour vous ! »ajouta-t-il en farfouillant dans une de ses poches. « Tenez, voici une lettre que votre mère m'a prié de vous donner. » dit-il en toussant.
 

J'étais tellement focalisée sur moi-même que je n'avais même pas fait attention au fait que mes parents et ceux de Grey n'étaient même pas présents. J'étais plutôt déçue d'apprendre que mes parents étaient absents. Je voulais vraiment pouvoir serrer dans mes bras ma mère comme autrefois. De forts bruits de toussotements me sortirent de mes pensées.
 

« Merci, mais vous êtes sûr que vous allez bien ? » demandai-je en tapant doucement derrière son dos.
 
« O-Oui ! Vous devriez peut-être rejoindre votre fiancé, il a l'air de s'impatienter. » 
 
« Oui, au revoir. Merci pour tout. » dis-je en accourant vers mon fiancé.
 
« C'est pas trop tôt! » dit-il en ouvrant la porte d'entrée.


 
A l'instant même où il ouvrit la porte, je sus que mon avenir débutait, que tout allait changer. Je jetai un dernier regard vers Esméralda et José qui agitaient leurs mains en signe d'au revoir. C'est vrai que je n'oserais certainement pas l'admettre, mais l'absence de mes parents m'attristait vraiment.
 
Je murmurai un léger « Adieu » puis il referma aussitôt la grande porte en bois. D'un côté, j'avais comme cette envie de découvrir Grey. Je ne savais pas si c'était réciproque, mais j'avais comme ce ressentiment que je pourrais peut-être être heureuse avec lui. C'était certain qu'au début, je détestais l'idée de devoir me marier, mais...
 

« T'avance ou pas ?! »  s'écria-t-il en s'arrêtant en plein milieu du sentier.
 

Je courus le plus rapidement possible tout en traînant les pieds. J'étais un peu fatiguée car je n'avais pas suffisamment dormi cette nuit. Il était vraiment très loin, c'était presque un miracle que j'aie pu l'entendre.
 

« Certainement l'écho ?  » me-dis-je en fixant mes bottes qui avaient pris la couleur du sable.
 

J'empruntais jusqu'à maintenant un chantier de sable parsemé de pierres. De parts et d'autres, il y avait de nombreuses variétés de fleurs que ma mère avait plantées avec l'aide du jardinier. Je me souvenais qu'étant enfant, j'adorais gambader pieds nus dans l'herbe, tournoyant au rythme endiablé du vent. Enfin à proximité de la berline noire, je remarquai que le chauffeur était déjà présent, me faisant signe de rentrer dans la voiture. Je m'accroupis, essayant de voir si Grey était déjà dans la voiture. Devinant certainement ma pensée, il s'avança vers moi et me dit ceci :

 
«Le jeune Maître est d'ores et déjà dans la voiture. »
 
« Ah d'accord, merci. » dis-je en lui souriant.
 

J'entrai dans la voiture, puis le chauffeur démarra. Grey avait les yeux complètement clos, le visage penché vers moi, tenant fermement dans sa main son téléphone qui vibrait depuis un moment. Je supposais qu'il devait être vraiment exténué pour s'endormir comme ça.
 
 
 
« Jubia a dû trop le faire attendre. » me-dis-je en observant de plus près son visage.
 
 
 
La berline noire roulait depuis quelque temps déjà, il ne s'était toujours pas réveillé, sa tête reposait maintenant sur mon épaule. J'essayais de ne pas trop bouger, histoire de ne pas réveiller l'endormi.
 
Je décidai d'ouvrir la vitrine pour contempler le magnifique paysage rural. Il y avait un tas de champs de blé, des agriculteurs qui riaient et rigolaient malgré le dur travail. Ils gardaient pratiquement tous le sourire.
 
 
 
« Whouah ! C'est magnifique ! » Hurlai-je tout haut.
 
 
 
Grey, qui dormait auparavant, se réveilla brusquement, me fixant avec des yeux gros telles de grosses soucoupes rondes.
 
 
 
« Quoi ? Que se passe-t-il ? » me demanda-t-il d'une voix pâteuse.
 
« Regarde le ciel ! » lui-répondis-je avec un grand enthousiasme.
 
« D'accord. » affirma -t-il, ouvrant la vitrine à sa droite, cette dernière étant plus proche.
 
 
 
Le coucher de soleil illuminait mon visage de porcelaine : je fixais le merveilleux horizon. L'astre solaire était sur le point de se coucher, laissant apparaître les brides de la nuit noire.
 
 
 
Le ciel avait soudainement pris une teinte rose-orange. Je trouvais ce moment vraiment merveilleux. C'était vrai que j'avais l'habitude de regarder le ciel, mais là, c'était diffèrent, du moins je crois.
 
 
 
« G-Grey-sama, Jubia a une question à vous poser. » balbutiai-je finalement en baissant la vitrine.
 
« Tu veux quoi ? » me demanda-t-il en me regardant intensément.
 
« Jubia se demandait si vous aviez quelqu'un dans votre vie ? » demandai-je en serrant mon sac bleu.
 
« Non, je ne suis pas le genre de mec qui a une relation sérieuse ! J'enchaîne juste les coups d'un soir. » me dit-il en étirant ses bras.
 
«Ah, je vois... » répondis-je en posant ma tête sur le rebord de la vitrine.
 
 
 
Le reste du voyage se déroula sous un silence pesant. Je ne cessais de penser à la réponse qu'il m'avait fournie. Je ne savais pas pourquoi, mais une infime partie de moi espérait quand même conquérir son c½ur de glace.
 
 
 
«Vous voilà arrivés à destination. » s'exclama le chauffeur.
 
 
 
Je jetai un bref coup d'½il au paysage qui s'offrait à moi. On était en plein milieu du centre ville, le quartier le plus chic et classe du Japon. Un immense immeuble se dressait devant moi, la lune brillait de mille feux, le vent faisait voltiger mes cheveux bleus dans le ciel.
 
 
 
« C'est vrai que le quartier change vraiment du paysage rural que j'ai pour habitude de voir... » pensai-je en maintenant un pied hors de la voiture.
 
 
                                                         *****


 
Nous étions maintenant devant une immense porte en bois lisse. L'appartement se trouvait bien heureusement au rez-de-chaussée de l'immeuble, car pour être franche, je ne me voyais absolument pas porter mes valises. De plus, il m'avait semblé voir aucune cage d'ascenseur.
 
Bizarre, vu que nous nous trouvions actuellement dans les quartiers les plus classes et glamours du pays. Le sol était entièrement constitué de marbre, et les escaliers eux étaient recouverts d'un long tapis rouge maintenu par une longue barre en métal doré ou bien même argenté.
 
Grey farfouilla à plusieurs reprises dans ses poches, certainement à la recherche de ses clés. Anxieuse était le mot parfait pour résumer de manière précise l'état où je me trouvais maintenant.
 
J'étais bien plus que stressée, j'avais le ventre noué. Rien de plus normal, vu que je m'apprêtais à vivre avec un homme du sexe masculin pendant une durée indéterminée. Je serrais fermement les bretelles de mon sac à main pour ainsi concentrer mon esprit sur autre chose. Contre toute attente, au lieu d'ouvrir la porte, Grey frappa de son poing la porte en bois vénitien à maintes reprises.


 
Y aurait-il quelqu'un derrière la porte ? Une femme, peut-être ? A ma grande surprise, ce fut Gadjeel-kun qui ouvrit la porte, chassant d'un revers de main toutes mes craintes et incertitudes. Il était vêtu d'un costume-cravate noir.
 
 
 
« Bonjour Gadjeel-kun ! » m'écriai-je avec enthousiasme.
 
« Hey, Jub, ça fait un sacré bail ! » répondit-il avec un large sourire.
 
« D'où tu la connais ? » demanda le jeune homme aux cheveux de jais en arquant un sourcil.
 
« C'est une pote de longue date. » répondit-il en se grattant l'arrière du crâne. « Passe-moi tes valises Jub ! Ca doit être lourd pour toi, n'est-ce-pas ? »
 
« Merci Gadjeel-kun. » répondis-je en lui tendant mes valises.
 
« Bon, il va falloir vous décidez à entrer, non? » ajouta-t-il avec un léger ricanement.
 
« Oui... »
 
 
 
L'appartement était immense et splendide. A l'entrée, le salon était entièrement moderne, un fauteuil en cuir marron et une table basse trônaient en plein milieu de la pièce. Devant le fauteuil, un grand écran plasma semblait comme incrusté dans le mur.
 
A droite, il y avait un grand bar rempli de bières et d'amuse-bouches. A gauche, une grande cheminée réchauffait et illuminait la pièce, lui donnant ainsi un joli petit côté rustique.
 
L'environnement était très différent comparé à celui où je vivais depuis ma tendre enfance, tout était moderne contrairement à la villa Lockser.
 
 
 
Je me demandais comment j'allais bien pouvoir vivre dans un endroit où je ne me sentais pas du tout à l'aise. Je suivis du regard mon fiancé entré dans une pièce, mon c½ur se serra. Il ne m'avait pas adressé un seul mot depuis notre dernière conversation dans la voiture.
 
 
 
« C'est certainement sa chambre. » pensai-je en fixant mes bottes cloutées.
 
« Jub ! » s'exclama l'homme à la voix rauque en agitant frénétiquement ses mains devant mon visage pour m'extirper de mes pensées.
 
« Euh ! Ou-Oui Gadjeel-kun ! » répondis-je du tac au tac.
 
« Tes valises sont dans ta nouvelle chambre ! »
 
« Merci. » le remerciai-je avec un large sourire.
 
« Donc c'est toi la petite fiancée de Grey ?! » s'exclama -t-il en s'affalant sur le fauteuil, bousculant par la même occasion une pile de magazines.


 
« C'est exact. » dis-je en me dirigeant vers le fauteuil pour m'y asseoir.
 
« Alors, c'était comment avec Fullbuster sous la couette ? »
 
« Quoi ?! »demandai-je en faisant mine de pas comprendre.
 
« Vos galipettes endiablées ! » me demanda-t-il en m'assenant un coup de coude « Alors? »
 
« Nous ne... Je le connais à peine voyons ! » m'offusquai-je, le rouge aux joues.
 
« Comment ça se fait alors, vous deux ? » me demanda-t-il en se grattant l'arrière du crâne en signe d'incompréhension.


 
« Les mariages arrangés sont toujours d'actualité ! » répondis-je avec une mine déconfite.
 
«Ah merde, je suis vraiment désol... »
 
« C'est pas grave. » le coupai-je. « Sinon, comment ça se passe avec Lévy-chan ? » demandai-je avec curiosité.
 
« Très bien pourquoi ? Elle t'a dit le contraire, c'est ça ? » s'écria-t-il les bras croisés.
 
«Non, bien sûr que non. Jubia voulait juste faire la conversation. » répondis-je en souriant. « Tu l'aimes, n'est-ce-pas? » demandai-je avec une mine attendrie.
 
« Ouais, je crois bien que c'est la bonne. Quand je la vois, mon c½ur se serre. C'est bon signe, non ? »


 
«Oui, c'est l'amour... » répondis-je simplement avec un large sourire.
 
«Hé ! Fullbuster ! magne-toi ! » s'écria soudainement ledit Redfox.
 
« OUAIS, J'ARRRIVE ! »
 
« Que fait Grey-sama depuis tout à l'heure ? » demandai-je, curieuse.
 
« Il prend une douche. Il se prépare pour une fête où nous sommes invités ! » répondit-il simplement.


 
«Jubia va devoir rester seule ici, c'est bien ça ? »
 
« Je crois bien ouais. »
 
« Ah, d'accord ! »


 
« Tu n'as pas l'air bien. Tu as l'air triste et tu fronces constamment les sourcils ! »me demanda-t-il en scrutant mon visage porcelaine avec intensité.
 
« Non, c'est juste que j'aurais aimé mieux le connaître, c'est tout. »


 
« Grey, c'est pas un gars facile, mais tu verras au fond c'est un mec bien. » commença Gadjeel.
 
« Seul le temps me le dira. » soufflai-je en croisant les bras sous ma poitrine.
 
« T'inquiète Jub. Lui répète pas, mais je mets ma main à couper qu'il va tomber sous ton charme. » ricana-t-il en me pinçant les joues affectueusement. « Je parie que t'arriveras à faire fondre son petit c½ur de glace en deux-trois mouvements. » termina-t-il.
 
« Peut-être... » répondis-je en baissant la tête tristement.
 
« Je le connais depuis longtemps, il a pas toujours été comme ça ! »
 
« Ah bon ?! » m'écriai-je étonnée.
 
«Chut, chut ! Tu parles trop fort Jubia. »
 
« Pardon. » marmonnai-je tout bas. « Qu'est-il donc arrivé pour qu'il change radicalement ? » demandai-je, curieuse.
 
« Hé bien, la personne qu'il... »
 
« C'est bon, je suis prêt. » s'exclama Grey en s'étirant les bras et en interrompant Gadjeel par la même occasion.
 
 
 
Il avait fait irruption à l'improviste dans la pièce, vêtu d'un magnifique et superbe costume-cravate noir, une montre grise de luxe à la main gauche, main en question qu'il passa dans ses cheveux de jais, les ébouriffant par la même occasion.
 
 
 
« Jubia, si tu as faim, il y a de quoi manger dans le frigo du bar»
 
« Merci Grey-sama. »
 
« Au fait, tiens, le double des clés de mon appartement» Me-dit-il en farfouillant dans ses poches.
 
« Merci. » marmonnai-je en les réceptionnant avec mes deux mains.
 
« Qui conduit ce soir ? Toi, moi, ou on appelle ton chauffeur? » Demanda Gadjeel en faisant face à Grey.
 
« C'est moi ! Mon chauffeur me ramènera à la fin de la soirée. » répondit aussitôt le jeune homme aux cheveux de jais.


 
Les deux individus chiquement habillés se dirigèrent tous deux vers la porte de sortie en bois vénitien. Je les suivis d'un pas lent jusqu'à celle-ci, munie d'un double des clés que m'avait auparavant donné Grey.
 
 
 
« A plus Jub. » s'exclama Gadjeel.
 
« Jubia, ne m'attend pas ce soir, je viendrai tard. Au revoir. »
 
« D'accord. » marmonnai-je en fermant la porte à double tour, laissant la clé dans la serrure.
 
 
 
J'étais un peu déçue du comportement de Grey, il m'avait à peine parlé depuis, tant que j'étais arrivée à croire qu'il s'en fichait royalement de ma personne. Malgré tout, je savais pertinemment que pour lui, je n'étais rien d'autre qu'une belle inconnue. Mais j'avais vraiment envie de voir au-dessus de cette glace épaisse qui alourdissait son c½ur. Je savais que ce ne serait pas facile, mais j'avais envie d'être heureuse et pour ça, je devais à tout prix gagner son c½ur.
 
 
 
« Ca ne vas pas être facile, mais qui ne tente rien n'a rien. » me-dis-je en serrant les poings avec conviction.
 
 
 
Je me dirigeai vers ma chambre, traversant ainsi le long couloir en bois tapissé. Arrivée, je poussai délicatement avec l'aide de mon pied. Je remarquai tout de suite mes valises qui étaient posées dans un coin de la vaste pièce.
 
 
 
La chambre était de couleur neutre, les meubles étaient plutôt modernes. Au milieu de la pièce trônait un lit deux places. Les couettes et le couvre lit étaient déjà installés. Il y avait également de gauche à droite du lit une commode grise et une lampe de chevet. Plus loin, il y avait un grand bureau et quelques livres rangés dessus, dont une de mes tétralogies d'amour préférées : « Entre chien et Loup » de Malorie Blackman.
 
 
 
J'entrepris d'ouvrir mes trois valises pour en sortir un pyjama histoire de me mettre un peu à l'aise. Je saisis un short et un tee-shirt que je posai délicatement sur le rebord du lit et une paire de chaussons que j'enfilai dans la foulée.
 
 
 
Les valises ouvertes, je rangeai un à un mes vêtements dans une grande armoire en face de mon lit. Je laissai juste simplement ma valise d'hiver de côté, car malheureusement l'armoire n'était pas assez grande pour contenir mes tas de vêtements.
 
Ensuite, je rangeai soigneusement dans l'une de mes commodes, puis j'enfilai précipitamment mon pyjama. Je pris les quatre livres auparavant posés sur le bureau en bois blanc et des couvertures puis je quittai la pièce en direction de l'immense salon.


 
Je traversai de nouveau le couloir en trainant les pieds sur le sol, enveloppée d'une épaisse couverture bleu azur, tenant fermement dans mes deux mains mes ouvrages. Arrivée dans la pièce, je posai les livres sur la table basse en verre et les couvertures sur le fauteuil en cuir. Après maintes réflexions, je décidai d'aller en direction du bar pour prendre quelque chose à grignoter et à boire. Je contournai le bar noir pour avoir accès aux armoires.
 
 
 
Je me mis sur la pointe des pieds pour atteindre un bol que j'avais vu dans l'armoire en bois située en hauteur. Enfin munie de ma trouvaille, j'ouvrai donc une autre armoire à la recherche de quelque chose de salé à me mettre sous la dent.
 
 
 
« Ah ! Voilà. » m'écriai-je tout haut en saisissant du bout des doigts un paquet de chips Vico que je déversai aussitôt dans le bol.
 
 
 
J'ouvris donc le mini-frigo installé pas loin pour y prendre une canette de Coca-Cola.
 
 
 
Assise confortablement, je feuilletai le premier tome de la tétralogie que j'avais déjà lue maintes et maintes fois, mais qui à chaque fois me faisait déverser des torrents de larmes.
 
A chaque lecture, je me demandais comment l'amour pouvait être aussi fort et si destructeur. N'ayant pas de réponse à ma question, je levai la tête pour regarder l'horloge en métal placée au-dessus de la télévision plasma.
 
 
 
« Minuit, déjà... » soufflai-je en portant ma bouteille à mes lèvres.
 
 
 
Après avoir jeté un coup d'½il à l'horloge, je débutai enfin la lecture du roman.
 
 
 
« Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres, et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison, nous étions ici et maintenant. C'est tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au Paradis ou en Enfer... »
 
 
 
Quelques minutes plus tard, je sombrai dans les bras accueillants de Morphée.




                                                                 **********


 
« Boum ! Boum ! Boum ! »
 
 
 
Des bruits assourdissants provenant de la porte me réveillèrent soudainement. Je passai nerveusement une main dans mes cheveux bleu azur. Il faisait nuit noire, le ciel paraissait inébranlable, l'astre solaire ne s'était pas encore levé. La pièce était entièrement plongée dans l'obscurité totale.
 
 
 
« Qui ça peut bien être? » me demandai-je en me blottissant dans mes épaisses couvertures de laine.
 
 
 
Chaque coup dans la porte me faisait sursauter, tout mon corps tremblait. J'étais envahie par la peur, mon c½ur tambourinait à un rythme saccadé dans ma poitrine. C'était à peine si je pouvais respirer normalement sans suffoquer, la peur me paralysait complètement.
 
 
 
«Et si c'étaient des voleurs ou des kidnappeurs, ou bien même des cambrioleurs ? » paniquai-je.
 
 
 
Des tas de scénarios farfelus envahirent ma tête, je n'arrivais plus à réfléchir lucidement.
 
 
 
« Boum ! Boum ! Boum ! »
 
 
 
« Je dois faire comme si je n'entendais rien. » me-dis-je en mettant mes mains tremblantes sur chacune de mes oreilles.
 
 
Je me disais que si je ne bougeais pas et que si je faisais mine de pas entendre, peut-être qu'ils partiraient. Je devais me lever et aller voir qui c'était. Si c'étaient des malfaiteurs, j'appellerai la police : c'était ça ou ils défonceraient la porte. Et si je ne faisais pas ça, j'étais perdue. Ma mère m'avait appris à être forte, je devais lui faire honneur.
 
« Boum ! Boum ! Boum ! »
 
«Je ne dois pas... »
 
« Boum ! Boum ! Boum ! »
 
«... me laisser envahir par la peur ! » m'exclamai-je en me levant doucement.
 
Levée, je marchai lentement en direction de la porte d'entrée, en essayant de faire le moins de bruit possible et de surtout ne pas faire craquer le parquet en bois. J'avançai lentement, pas à pas, jusqu'à la porte en bois qui vibrait à chaque coup dans celle-ci. Immobilisée devant, je respirai un long coup avant de me positionner sur la pointe des pieds.
 
« Un... Deux... Trois ! » me dis-je pour me donner du courage avant de fixer le minuscule trou dans la porte. « Grey-sama ! » m'écriai-je, surprise.
 
Je déverrouillai hâtivement la porte. Comment avais-je pu être aussi bête ? J'aurais dû me douter que c'était lui.
 
« Mince, mince, mince ! » soufflai-je avant d'ouvrir brusquement la porte d'entrée.
 
Il avait les cheveux complètement ébouriffés, les mèches totalement en bataille, la chemise déboutonnée, le visage animé d'un sourire béat.
 
« C'est pas trop tôt ! » s'exclama le jeune homme aux cheveux de jais en titubant vers la gauche.
« Mais vous êtes ivre ! » constatai-je en le fixant langoureusement.
« J'ai bu cinq ou six verres, je crois. » répondit-il en penchant la tête et en agitant ses mains devant mon visage.

« Où est Gadjeel-kun ? Pourquoi n'est-il pas là ? »
« Il est parti en milieu de soirée rejoindre sa copine. » me-répondit-il en passant une main dans ses cheveux.

« Agrippez-vous à mon épaule, Grey-sama. Jubia va vous ramener à votre chambre. »
« D'accord, madame. » dit-il en s'exécutant docilement. « Vos désirs sont des ordres. » s'exclama-t-il en promenant une main baladeuse sur mon corps.

«Mais arrêtez. !... » lui ordonnai-je.
«T'es canon, toi, dis donc... »

« Vous délirez ! » m'exclamai-je en prenant une teinte pivoine « C'est l'effet de l'alcool, Jubia, calme-toi. » marmonnai-je en essayant de calmer les rougeurs qui envahissaient mes joues «On y est presque.» m'exclamai-je en m'engageant dans le couloir tapissé de l'appartement « Redressez-vous, vous écrasez Jubia ! »

« Ouais, désolé ! » répondit-il en se grattant l'arrière du crâne avec sa main valide.
« Voilà ! » m'écriai-je en ouvrant la porte de sa chambre avec l'aide de mon pied.
 
La chambre était plus grande que la mienne, elle était plutôt spacieuse. Les murs étaient de teintes bleues et blanches. Un grand lit deux places trônait en plein milieu de la pièce, de parts d'autres du lit des commodes y étaient installées. Sur les commodes, un verre et une carafe était posés. A gauche du lit, il y avait un grand bureau en bois, et dessus un ordinateur portable noir de marque noire. La chambre était éclairée naturellement par la lune. C'était juste magnifique, nos ombres se reflétaient sur les murs.
 
« Assieds-toi sur ton lit. N'oubliez pas de retirer vos chaussures. » ordonnai-je en allumant la lampe de chevet.
 
Je farfouillai à l'aveugle dans une de ses commodes à la recherche d'une aspirine ou d'un somnifère. Ma main rentra en contact avec un objet de petite taille et circulaire. Je le saisis, prise d'une grande curiosité.
 
« Oh ! c'est un préservatif... » marmonnai-je en le reposant aussitôt dans le tiroir en bois.
 
Je cherchai de nouveau dans la deuxième armoire.
 
« Ah ! Enfin ! » me dis-je en secouant un sachet d'aspirine.
 
 
 
Je versai le contenu dans un verre auparavant posé sur le bureau avant de le lui donner.
 
 
 
« Tenez Grey-sama. »
 
« Merci. Malgré ma froideur, tu es tout de même gentille avec moi. » me remercia-t-il en portant le récipient à ses lèvres.
 
« Bonne nuit Monsieur Grey. » lui dis-je en m'apprêtant à quitter la pièce.
 
« Attends ! » me demanda-t-il en m'agrippant le bras.
 
« Je... » bégayai-je en rougissant.
 
« Je ne tenterai rien, je te le promets. La nuit, je fais des cauchemars, je veux plus être seul. »
 
« D'accord, Jubia accepte. Juste pour cette nuit. » ajoutai-je en rentrant dans les draps en laine. « Bonne nuit. » murmurai-je en me couchant vers le bord du lit.


                                                           ********


 
Après avoir laissé un bref message sur le répondeur de Grey pour s'assurer qu'il était bel et bien rentré à la fin de la soirée, il rejoignit sa dulcinée dans le salon de celle-ci à une allure nonchalante, les mains fourrées dans ses longs cheveux sombres. La Mcgarden était vêtue d'une jupe courte en cuir et d'un chemisier blanc. Elle était assise en tailleur, une main dans un bol de pop-corn, les yeux rivés sur l'écran de télévision. D'ici, il la dévisagea de haut en bas, les sourcils froncés et la bouche entrouverte. Elle était juste magnifique. Il n'avait qu'une envie : la prendre et la faire jouir et crier son nom.
 
 
 
A cette pensée malsaine, sa virilité se durcit subitement, laissant place à une grosse bosse.
 
 
 
« Calme-toi mon vieux, ça va te passer... » se dit-il pour se reprendre.
 
 
 
Il se força à penser à autre chose, n'importe quoi. Tout sauf Lévy. Quelques minutes plus tard, après s'être remis de ses émotions, Gadjeel rejoignit finalement la bleue qui, soit dit en passant, n'avait pas bougé d'une semelle.
 
 
 
« Alors ? » demanda la Mcgarden, visiblement très curieuse.
 
« Personne ne répondait, donc j'ai laissé un message sur le répondeur. » ajouta-t-il en saisissant une poignée de pop-corn qu'il porta directement à sa bouche.
 
« Pauvre jubia, elle est vraiment mal tombée... » murmura la bleue en serrant sa jupe portefeuille.
 
« M'ouais. » répondit-il simplement en fixant l'écran.
 
« J'espère qu'elle trouvera le bonheur avec ou sans ce fameux Grey, n'est-ce-pas ? »
 
« Ouais. »
 
« Elle le mérite, non ? »
 
« Ouais, c'est sûr... »
 
« Gadjeel ! écoute-moi enfin ! » s'écria la bleue en agitant ses mains devant son visage.
 
« Si, c'est juste que ce film est vraiment trop cool ! » s'écria-t-il d'un ton jovial.
 
« J'étais certaine que tu aimerais. » ajouta-t-elle aussitôt en arborant un large sourire.
 
« Ah bon ? » répondit-il, incrédule.
 
« Tu sais tout à l'heure, j'étais avec Kana. » commença-t-elle en virant au rouge.
 
« Ouais, je l'ai vue en arrivant. »
 
« J'ai pris une décision très importante. »
 
« Et ? » questionna-t-il en lui caressant la cuisse sensuellement.


 
A ce contact pourtant anodin, la jeune fille aux cheveux bleus tressaillit. Tout son corps était animé par un sentiment nouveau. Electrique, et excitant.
 
Voyant qu'elle ne restait pas indifférente, il parcourut d'une main experte ses cuisses, langoureusement, la fixant avec des yeux avides, submergés, remplis d'excitation.


 
« Alors, tu veux me dire quoi crevette ? »
 
« Je t'aime, et je veux que ce soit toi. Toi et uniquement toi ! » s'écria-t-elle en l'embrassant fougueusement.
 
 
 
Sentant les lèvres de la fille de ses rêves se poser d'une manière bestiale et sauvage sur les siennes, il émit un piaulement en essayant de retenir un petit cri d'étonnement. Il pouvait enfin faire tout ce qu'il avait toujours voulu lui faire... Certes, il s'était promis de respecter ses choix, parce que Gadjeel était fou d'elle, et, il avait sacrément envie de lui faire l'amour là, tout de suite.
 
 
 
De ses mains fermes, il la souleva doucement par les hanches pour la déposer délicatement surs ses genoux. Il se colla à elle, soutenant son menton pour mieux déguster ses lèvres. La novice se laissa vite aller à cette étreinte si inattendue. Instinctivement, elle lia ses fines mains autour du cou de son futur amant, pressant sa petite poitrine sur le torse ferme de Gadjeel, intensifiant de plus belle leur doux baiser. Une main experte de son petit-amis alla à la rencontre de l'anatomie attractive de Lévy, l'autre glissant le long de ses cuisses, puis ses fesses qu'il malaxa doucement en la pressant bestialement contre ses hanches. Sa peau était douce, comme un murmure.
 
 
 
« Mmm... » gémit-elle en se tortillant, rejetant ses cheveux en arrière.
 
 
 
La Mcgarden sentit tout son corps frissonner de plaisir, d'excitation et de désir lorsque les paumes fermes de Gadjeel vagabondèrent de nouveau sur son corps. Il frotta langoureusement sa virilité entre les cuisses écartées de la bleue.
 
 
 
« Mmm... » gémit-elle de nouveau en plongeant ses mains dans les longs cheveux de son amant.
 
 
 
C'était une sensation nouvelle qui s'immisçait en elle, et ça lui faisait un peu peur. Elle arrivait à peine à contenir toutes ces sensations qui se déchainaient dans son corps. Elle le désirait ardemment, et ça depuis longtemps. Ce sentiment de frissons se changea bien rapidement en une immense vague de chaleur et de désir ardent.
 
 
 
Elle était incapable de lui résister. Impossible : tout son corps le désirait. Gadjeel l'embrassa plus langoureusement, sa langue dans sa bouche. Il parsemait de doux baisers la nuque de sa dulcinée, tout en malaxant énergiquement et vigoureusement le fessier ferme de la bleue. Les doigts de la binoclarde s'entortillaient dans les cheveux sombres de son amant, tirant dessus à chaque contact de la bouche de Gadjeel sur sa peau. Son bas-ventre vibrait à chaque baiser qui la rendait encore plus folle, répondant ainsi à l'appel de la virilité durcie de Gadjeel. Redfox était tout ouïe aux petits gémissements qu'énonçait entre deux baisers fougueux sa dulcinée.


 
Elle voulait agir comme si elle avait le contrôle de la situation. Mais non, elle voulait se laisser aller, s'abandonner entièrement à lui.
 
 
Il prit les devants, la renversant doucement sur le fauteuil en cuir, léchant goulument de la naissance de son épaule jusqu'au bas de sa mâchoire entrouverte, la faisant frémir de plaisir. La peau de la bleue avait un agréable goût sucré. Il parcourut d'une main habile sous son chemisier qu'il déboutonna activement tout en l'embrassant.
 
 
Les jambes enroulées autour de sa taille, la poussant contre la dureté, son aine était tendue par l'excitation croissante. Il semait de doux petits baisers sur son ventre, remontant jusqu'à son soutien-gorge noir en dentelle. Puis, sa langue lécha avidement son nombril. La Mcgarden se tortilla de plaisir sous lui, gémit bruyamment en sentant sa langue sur sa poitrine. Il passa l'une de ses mains sur la charmante poitrine de son amante et l'autre dans ses cheveux bleu azur.
 
 
 
« Gadjeel... Gadjeel... » gémit-elle en tirant sur ses cheveux.
 
« Touche-moi ! » chuchota-t-il à son encontre en lui mordillant le lobe de l'oreille.
 
 
Elle caressa timidement le corps de son amant. Ses doigts se promenèrent sur son dos, ses hanches. Il la souleva délicatement pour dégrafer ses sous-vêtements, libérant sa petite poitrine. Ses seins se gonflaient sous son regard et ses tétons se dressaient sous son regard de braise. Il suçota habilement ses tétons, répétant l'opération à plusieurs reprises. Il s'attaqua à son jumeau, mordillant vigoureusement son sein.
 
 
 
Ses lèvres se refermèrent langoureusement sur ses tétons, effectuant un mouvement de va-et-vient avec sa bouche. Avec avidité, Gadjeel observa sa binoclarde préférée gémir de plaisir sous lui, l'embrassant profondément, bâillonnant ses doux gémissements. 
 
Elle retroussa sa jupe en cuir jusqu'à ses hanches. La main de Gadjeel vagabonda de sa taille à ses hanches, passant une main le long de ses cuisses. Puis, il insinua un doigt sous la dentelle de la culotte et glissa lentement son doigt en fixant son amante qui retenait son souffle.
 
 
 
Elle ferma les yeux en inspirant brusquement, pendant qu'il enfonçait encore plus profondément son majeur en elle. Elle poussa de déchirants gémissements. Il répéta l'opération à plusieurs reprises, pressant son bouton saillant. Elle gémit de nouveau, fourrageant dans ses cheveux hérissés et en bataille. Il poussa ses doigts en elle de plus en plus fort.
 
 
 
Elle était submergée par un sentiment nouveau, tout son corps était secoué de spasmes, sa tète renversée en arrière. Elle s'abandonnait tout entière à lui, elle avait l'impression de toucher du doigt le paradis. Il lui arracha férocement sa jupe portefeuille. Son corps se convulsa d'excitation.
 
 
 
« Dans la chambre... » murmura la bleue en devinant ses pensées.
 
« D'accord... » répondit-il d'une voix haletante.
 
 
 
Il se releva rapidement, retirant son pantalon de costume. Torse nu, en caleçon, la bleue était secouée de spasmes. Elle avait envie de lui sauter dessus, mais elle avait envie de faire ça dans les règles. Gadjeel la prit par le poignet en direction d'une chambre qu'il allait connaître pour la première fois, les joies de la luxure d'une nuit endiablée.
 
La porte ouverte, Gadjeel la souleva par les hanches et la balança sur le lit à baldaquin. Les draps étaient tout soyeux et d'un blanc immaculé.
 
 
 
L'astre lunaire éclairait maigrement la pièce. Couchée, les jambes écartées, Gadjeel s'afférait à lui enlever sa petite culotte, la faisant descendre lentement et sensuellement le long de ses longues jambes. Il titilla son clitoris d'une main, semant de petits baisers sur son cou.
 
 
 
« Gadjeel.. » gémit-elle en s'agrippant aux draps blancs.
 
 
 
Il retira son caleçon, délivrant sa virilité tendue et un peu luisante à son sommet. Elle le regarda avidement, le rouge aux joues. Il écarta ses jambes avec son genou avant de se placer devant l'entrée de son intimité mouillée.
 
 
 
« Vas-y. » s'exclama la bleue en lui souriant pour le rassurer.
 
 
 
Il posa une main de chaque côté de sa tête, la regardant droit dans les yeux. Il positionna son gland à l'entrée de son intimité avant de la pénétrer lentement pour la laisser s'habituer à sa virilité. Elle le reçut le dos cambré, les yeux fermés, grimaçant au fur et à mesure qu'il s'insinuait en elle. 
 
« Aïe ! »
 
 
 
A ces mots, le jeune homme s'arrêta, paniqué.
 
 
 
« Je t'ai fait mal ? »
 
« Non, continue, s'il te plait... »
 
 
 
Elle lui caressa le visage en lui disant de continuer à s'immiscer en elle. Il effectua des mouvements, rentrant et ressortant en douceur. Puis il accéléra, alla de plus en plus vite, à un rythme quasi-acharné. Elle soutenait timidement la cadence, gémissante. A chaque coup de reins, sa poitrine sursauta au rythme de son amant. Son corps frémit, elle se cambra, la bouche grande ouverte, criant des sons qui n'avaient jamais fait partie de son registre avant aujourd'hui.
 
La tête en arrière, elle enfonça ses mains dans ses biceps en gémissant. Il gémit tout en s'enfonçant en elle, encore et encore.
 
 
 
« Lévy, putain... »
 
Il reprit son souffle puis il la souleva par les hanches pour qu'elle le chevauche. Il la positionna doucement sur sa virilité luisante. Elle inspira brusquement, rejetant la tête en arrière. Il passa ses paumes au creux des ses reins pour la faire vibrer. Il fléchit les hanches, suivant le rythme de sa dulcinée. Il l'enlaça alors que Lévy continuait de bouger ses hanches dans des bruits langoureux. Elle se cambra et bascula son crâne en arrière.
 
 
 
Il la souleva et la laissa retomber, monter et descendre, effectuant la même opération pendant plusieurs minutes. Il se déversa en elle, émettant un dernier râle. Elle s'écroula à côté de lui. La tête reposée sur son torse, elle l'enlaça amoureusement.
 
 
 
« Je t'aime, Gajil..»
 
« Moi aussi crevette. »


                                                 Le lendemain matin


 
En me réveillant ce matin, j'étais dans ma chambre couchée, dans mon lit. J'avais peu dormi cette nuit, j'avais passé une grande partie de la nuit à assister Grey-sama. Lui, le fier homme qui me semblait le plus impénétrable. J'avais entrevu une autre facette de la personnalité de mon fiancé, on aurait dit un petit animal blessé et en mal d'amour. Son comportement habituel était-il donc une façade ?
 
 
 
Exténuée, j'ébouriffai ma tignasse bleu azur avec l'aide de ma main gauche puis je partis en direction de mon armoire où j'avais rangé hier une grande partie de mes vêtements.
 
 
Mon choix fut bref et rapide : une jupe en cuir et un tee-shirt blanc ouvert au dos allaient parfaitement faire l'affaire avec une paire de sandales noires. Ensuite, j'ouvris donc ma commode pour prendre mes sous-vêtements et ma trousse de toilette.
 
Je posai le tout sur le bord de mon lit délicatement. Je traversai le couloir d'un pas assuré, traînant mes pantoufles sur le sol, jetant par la même occasion un rapide coup d'½il à la suite de mon cher Grey fullbuster.
 
 
 
« Personne. » soufflai-je, déçue. « Il doit certainement être avec cette fille, celle dont il a crié le nom cette nuit... Ultia, Ultia ! » marmonnai-je.
 
 
 
Je poussai doucement la porte d'entrée de la salle de bains. Entrée, je me dévêtis puis j'entrai dans la douche, me laissant aller par le climat ambiant et reposant de la pièce. J'attachai mes cheveux bouclés, ne voulant surtout pas les mouiller, avec une pince se trouvant à proximité.
 
 
 
J'actionnai l'écoulement de l'eau chaude puis je fermai les yeux, repensant à cette nuit brisée par les cris déchirants de la nuit. Et à la façon dont il m'avait lovée dans ses bras. Et les yeux humides de Grey, et ses lèvres qui n'arrêtaient pas de murmurer : « Pardon, Ultia... ».
 
 
 
Qui était donc cette fille à ses yeux ? Sa petite amie ou... ?
 
 
 
Je secouai la tête frénétiquement, voulant chasser cette idée de mon esprit au moins pour un court instant. J'appliquai une dose de gel douche sur gant de toilette que je passai sur l'intégralité de mon anatomie, puis vint le rinçage.
 
L'eau sur ma peau m'apaisait agréablement. J'avais l'agréable impression d'être dans un spa. La buée s'était répandue sur toute la surface lisse et en verre des parois de la douche. Je m'amusai à dessiner des formes avec mes doigts sur celle-ci.
 
 
Je sortis quelques minutes plus tard de la douche. Un frisson me parcourut l'échine lorsque mes pieds se posèrent sur le carrelage froid.
 
« Une serviette... Mince, Jubia a oublié d'en prendre une ! Où les gens peuvent ranger en général leurs serviettes ? »
 
Je farfouillai quelques instants dans un placard sous l'évier à la recherche d'une serviette. Après avoir enfilé l'objet de ma quête, je me précipitai hors de la salle de bains, de peur que quelqu'un ne puisse me voir à moitié nue. La serviette était en effet très courte : elle couvrait à peine ma poitrine volumineuse et mes longues jambes.


 
La porte principale claqua, accompagnée d'un grincement abominable. Soudain, un chien courut à toute allure vers moi. L'animal me tomba dessus, la masse du chien me fit tomber en arrière.
 
 
 
«Au secours ! » criai-je en essayant d'éviter la langue pendue de l'animal sauvage.
 
 
 
Étendue sur le sol, jambes écartées, j'essayais tant bien que mal de le repousser.
 
 
 
« Il a l'air de t'apprécier ! » commenta Grey, taquin.
 
 
 
Il était habillé d'un jogging gris et d'un haut blanc qui laissait parfaitement entrevoir son corps. Je détournai le regard, ne voulant en aucun cas le dévorer du regard plus longtemps.
 
 
 
« Laisse-la tranquille Hook ! » ordonna le jeune homme aux cheveux de jais à son chien.
 
 
 
A ces mots, le chien s'exécuta aussitôt et alla se réfugier dans la chambre du Fullbuster. Grey me tendit une main pour que je puisse me relever. Main que j'acceptai. Débout, les mains sur mes épaules, Grey m'attira par la taille.
 
 
 
« Non, il ne va pas oser !  » songeai-je en rougissant fortement.
 
 
 
Il se pencha doucement vers moi alors que je me mordillai ma lèvre inférieure en signe de nervosité, et il me murmura :
 
 
 
« Merci pour cette nuit. »
 
« De rien. » répondis-je d'une voix haletante.
 
« Je te conseille de t'habiller. » ajouta-t-il en fixant ma poitrine puis en détournant le regard.
 
« Oui, excusez-moi Grey-sama .» répondis-je précipitamment en baissant la tête.
 
« Attends, j'ai quelque chose à te dire. » me demanda-t-il sèchement en me coupant dans mon élan.
 
« Oui, Grey-sama ? » répondis-je, toujours de dos.
 
« Ma mère nous organise une petite sortie, donc prépare-toi vite ! »
 
« D'accord, Jubia vous rejoindra dans le salon. »
 
 
                                                                                 ****

Assise confortablement, les jambes croisées dans un grand 4x4 noir, j'observais d'un air enjoué le paysage urbain qui s'offrait à moi. De grands gratte-ciels se dressaient devant moi un à un. J'avais presque envie de sortir ma tête, mais je m'abstenais en me rappelant qu'il y avait de grands risques de danger de mort.
Lorsque le véhicule s'arrêta au feu rouge, j'en profitai pour observer plus intensément la grande place, très animée ces temps-ci. Rien de bien étrange, l'été rimait en général avec ambiance. Au fur et à mesure que la voiture avançait, j'apercevais un amas de jeunes femmes devant quelques magasins de créateur. Elles faisaient un tel remue-ménage qu'il était même possible d'entendre ce brouhaha à plus de deux kilomètres à la ronde, du moins c'est ce que j'en pensais.
 
Les soldes, le shopping... Ces mots me faisaient tout de suite penser à Lucy. La belle et l'unique. Elle qui, je précise, était folle de joie rien qu'à l'idée de dévaliser un magasin et d'y passer sa journée.
Je me demandais comment elle allait faire d'ici quelques mois, avec son ventre de femme enceinte. Elle trouverait certainement. Pff... ! Malgré le fait que je sois issue d'une famille aisée, je n'étais pas vraiment attachée aux biens matériels, que je jugeais superficiels, éphémères et sans importance.
 
Grey conduisait la voiture sans dire un mot. Il avait l'air concentré et suspicieux. Il n'arrêtait pas de fixer le rétroviseur. Il avait peut-être peur d'être suivi par des paparazzis ou autre ?
J'étais plutôt stressée rien qu'à 'idée de passer autant de temps en sa compagnie. J'avoue très franchement que Jubia n'était pas indifférente à ses charmes. C'était l'homme de mes rêves. Beau, ténébreux, élégant, regard de braise... Le rêve de toute jeune femme normalement constituée.
 
Vue la façon dont il était habillé, nous allions certainement faire un tour en ville. Du moins je l'espérais. Je priais pour qu'on puisse faire un tour de manège dans la parade annuelle d'été. Je n'avais jamais eu l'occasion en or d'y aller, ni le temps d'ailleurs. Ce serait donc l'occasion pour en apprendre un peu plus sur mon fiancé, car je ne comptais pas me marier avec un inconnu. Enfin, du moins s'il daignait être plus bavard que durant le petit-déjeuner. 
L'atmosphère avait été vraiment... Comment dire ?... Pesante. C'était à peine s'il avait posé les yeux sur moi.

Tiens donc ! Ça me faisait remarquer que je n'avais pratiquement pas touché à mon assiette. Et maintenant j'avais faim. Comme une idiote, Jubia était obnubilée par son visage.
 
Tout à coup, la voiture s'immobilisa devant...
 
« Non ! Impossible! Pas maintenant ! »



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                                      + Merci à Maeva-San pour la correction du chapitre.

      

Tags : Insideyourdream - the weeding of the heirs partie 2

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Comments :

  • Fairy-tail--GRUVIA

    24/02/2016

    La suite 😊

  • algerodu69licorne

    17/01/2016

    La suite la suite ##!!!!!!!!😄😍

  • Micro-intensity

    26/08/2015

    Ah ! Pourquoi est ce que tu écrit si bien ? vraiment ? je ne sais plus quoi dire maintenant moi ! comment je fais mon travail de critiqueuse ?
    Juste 3 choses : j'adore, pour moi Grey est un peu froid, j'ai pas lu le lemon .Vas savoir pourquoi .

  • SweetieChan

    18/08/2015

    Coucou !

    Me revoilà ^^
    Je retire ce que j'avais dit à propos de la longueur des chapitres elle est très bien enfaite XD J'ai lus un peu le lemon Gale mais je l'ai passer. Je ne suis pas habituée au Gale, et je ne m'intéresse pas vraiment à ce couple donc voilà ^^ Mais le peu que j'ai lu etait déjà très bien écrit !
    J'adore le caractère de Gray *-* Et je veux savoir son rapport avec Ultia aussi >< !
    Et c'est pour ça que je voudrais être prévenue pour cette fiction si tu fais des prévenus bien sur ^^

  • Fan2Gruvia

    16/08/2015

    ça y est je me suis rafraîchit la mémoire ! XD
    C'était vraiment un super chapitre !
    Petite perverse! tu fait des lemons gale dans une fic gruvia ! :p (ça sent le lemon gruvia ça ...)
    au fait depuis quand Gray est aussi pervers ?!! Prendre des sous vêtement de fille dans les mains c'est pas trop e genre de Gray mais j’imagine que tu as changer un peu son caractère non ? en tout cas j’imagine super bien les parents de Gray ! XD (c'est à peu près comme ça que je les imagine aussi ! ^^)
    A part ça quoi dire à part ..... JE VEUX LA SUITE !!! *^*

  • xMysutogan

    13/08/2015

    Wow, tu m'as totalement conquise ! Je me suis régalée, j'en veux plus ! Je ne suis pas douée pour les critiques donc, je n'ai qu'une chose à dire ; DONNE LA SUITE OU JE TE MANGE !

  • juviadu92

    15/07/2015

    C'est super bien la suite stp

  • l5i

    12/07/2015

    Il était excellent, en plus il y a eu du Gajevy donc je suis conquise, vite, vite, la suite!! *µ*

  • juviaxgray

    11/07/2015

    Ça m'as vraiment inspirée
    Et je voudrais la suite stp.
    Et je voudrais être prévenue merci.

  • Fairy-tail--GRUVIA

    29/06/2015

    Salut quand est-ce que il y a la suite je suis impatiente de savoire la suite

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